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Hyundai i20 : avis, fiabilité et motorisations

Oui, la Hyundai i20 est une citadine fiable : moteurs à chaîne de distribution, garantie de 5 ans et peu de pannes graves recensées. Prenez le 1.2 en ville, le 1.0 T-GDi manuel sur route.

Seule réserve nette : la boîte automatique DCT-7 des modèles fabriqués de mars 2023 à janvier 2024, rappelée par Hyundai. Voici ce qui distingue les deux moteurs essence, les pannes réellement documentées, ce que coûte la voiture à l’usage et notre verdict selon votre profil.

Présentation de la Hyundai i20

La i20 est la citadine polyvalente de Hyundai, concurrente des Peugeot 208, Renault Clio et Skoda Fabia. Le marché de l’occasion propose surtout deux générations.

  • La deuxième génération (2014 à 2020) : diesel abandonné au restylage de 2018. En essence, elle reçoit un 1.2 de 75 ou 84 ch et le 1.0 T-GDi de 100 ch, en boîte manuelle ou automatique DCT-7.
  • La troisième génération (depuis fin 2020) : 4,04 m de long, 352 litres de coffre, une présentation plus moderne. Elle a été restylée à l’automne 2023 et reste au catalogue en 2026.

Sa sœur surélevée, la Hyundai Bayon, partage sa plateforme et ses moteurs : ce guide vous sera utile si vous hésitez entre les deux.

L’argus, dans son essai de lancement de la troisième génération, salue un châssis « rigoureux », un 1.0 silencieux et un équipement complet. Il regrette en revanche un amortissement ferme à basse vitesse, des plastiques durs et des aides à la conduite parfois envahissantes.

Motorisations essence 1.0 et 1.2 : ce qui change

Le 1.2 atmosphérique : la simplicité

Le 1.2 est un quatre-cylindres sans turbo, à injection indirecte. Sur la i20 actuelle, il développe 79 ch et 113 Nm à 4 200 tr/min, avec une boîte manuelle à 5 rapports ; il passe de 0 à 100 km/h en 13,7 s selon l’ADAC. Avant le restylage, il affichait 84 ch. Peu de pièces sensibles, pas de turbo à surveiller : c’est le moteur le plus simple de la gamme, mais il manque de souffle dès que la voiture est chargée ou sur voie rapide.

Le 1.0 T-GDi turbo : l’agrément

Le 1.0 T-GDi est un trois-cylindres turbo à injection directe de 100 ch. En boîte manuelle à 6 rapports, il offre 172 Nm dès 1 500 tr/min et abat le 0 à 100 km/h en 11,1 s ; avec la double embrayage DCT-7, le couple monte à 200 Nm, pour 12,1 s. Sur la troisième génération, il a reçu selon les versions une hybridation légère en 48 V, qui assiste le moteur sans permettre de rouler en électrique. Depuis novembre 2025, l’ADAC le recense en 90 ch.

Concrètement, le 1.0 T-GDi rend la i20 bien plus à l’aise sur route et autoroute, pour une consommation équivalente. Le 1.2 suffit en ville et coûte moins cher : 20 400 € en finition Initia au tarif de novembre 2025, selon L’argus.

Fiabilité et points faibles

Les statistiques de pannes de l’ADAC, le club automobile allemand qui dépanne plusieurs millions de voitures par an, sont rassurantes. Les causes relevées sur la i20 restent mineures : batterie de démarrage, bougies sur les modèles 2016 à 2018, pompe à carburant en 2022. Les deux moteurs utilisent une chaîne de distribution, sans la courroie humide qui a fragilisé le moteur PureTech de la concurrence.

Les points à connaître avant d’acheter sont précis et datés.

  • La boîte DCT-7 de 2023 et 2024 : rappel 41DT05 pour les i20 et Bayon fabriquées du 28 mars 2023 au 15 janvier 2024. Un défaut de la boîte ou de son calculateur peut provoquer une décélération involontaire. Publié dans le système d’alerte européen Safety Gate en mai 2024.
  • La pompe à carburant de 2021 et 2022 : rappel 51DT07 pour les i20, i20 N et Bayon fabriquées du 1er avril 2021 au 3 décembre 2022. La turbine de la pompe peut frotter, avec un risque de perte de puissance ou d’arrêt du moteur. L’année 2021 est d’ailleurs la plus mauvaise de la statistique ADAC, avec 22,5 pannes pour 1 000 voitures.
  • Le 1.0 T-GDi de deuxième génération : les témoignages recueillis par Fiches-Auto citent surtout les injecteurs et des pertes de puissance. Le rappel 61DT02 concerne aussi, sur les modèles produits d’août 2015 à septembre 2020, un tuyau d’aspiration qui peut se fissurer et réduire l’efficacité du freinage.
  • Le 1.2 de 84 ch de deuxième génération : quelques propriétaires signalent une consommation d’huile liée aux segments. Le phénomène reste minoritaire, mais vérifiez le niveau d’huile à l’essai.

Avant tout achat d’occasion, faites vérifier par un concessionnaire Hyundai, numéro de série en main, que les rappels ont été traités. Notre checklist de la voiture d’occasion détaille les contrôles à faire à l’essai, et le rapport véhicule carzz retrace l’historique de la voiture à partir de sa plaque.

Consommation et entretien

Les chiffres WLTP repris par l’ADAC pour la i20 restylée placent les deux moteurs au même niveau, autour de 5,3 l/100 km. Le détail par type de trajet est plus utile.

  • 1.2 de 79 ch : 6,6 l/100 km en trajets courts, 5,1 en périphérie, 4,6 sur route, 5,6 sur autoroute.
  • 1.0 T-GDi de 100 ch manuel : 6,8 l/100 km en trajets courts, 4,9 en périphérie, 4,4 sur route, 5,5 sur autoroute.
  • 1.0 T-GDi DCT-7 : 7,0 l/100 km en trajets courts, 5,1 en périphérie, 4,5 sur route, 5,6 sur autoroute.

Le 1.2 prend donc un léger avantage en ville, le turbo sur route. Le réservoir de 40 litres donne une autonomie théorique d’environ 750 km au cycle WLTP, plutôt 600 km en usage urbain.

Côté entretien, la garantie constructeur de 5 ans à kilométrage illimité couvre une i20 récente, à condition que les révisions aient suivi le plan prévu par Hyundai. Sur une occasion, exigez donc le carnet tamponné. L’absence de courroie de distribution évite une grosse dépense, mais le 1.0 T-GDi demande une huile de bonne qualité, changée sans retard, pour préserver le turbo et les injecteurs. Nos conseils pour l’entretien préventif s’appliquent pleinement.

Avis : pour qui est la i20

Notre verdict est net : la i20 est un bon achat, mais le moteur doit suivre votre usage.

  • Vous roulez surtout en ville, moins de 10 000 km par an : prenez le 1.2. Le moins cher, le plus simple, et le plus sobre sur trajets courts. Sa lenteur n’est pas gênante à 50 km/h.
  • Vous faites régulièrement de la route ou de l’autoroute : prenez le 1.0 T-GDi en boîte manuelle à 6 rapports. Il est plus agréable, plus sûr en dépassement et ne consomme pas plus. C’est la version que nous recommandons au plus grand nombre.
  • Vous voulez une boîte automatique : la DCT-7 se défend, mais n’achetez pas un modèle de 2023 ou 2024 sans preuve écrite du rappel 41DT05. À l’essai, les démarrages doivent être francs, sans à-coup ni patinage.

Pour une famille qui veut plus de garde au sol, la Bayon offre la même mécanique. Pour comparer la i20 aux autres modèles du segment, consultez notre guide des citadines, ainsi que nos décryptages de la Peugeot 208 et de la Skoda Fabia.

Questions fréquentes

Quel est le meilleur moteur de la Hyundai i20 ?

Le 1.0 T-GDi de 100 ch en boîte manuelle offre le meilleur compromis entre agrément, consommation et fiabilité. Le 1.2 reste préférable pour un usage urbain et un budget serré.

La Hyundai i20 a-t-elle une courroie ou une chaîne de distribution ?

Une chaîne, sur le 1.2 comme sur le 1.0 T-GDi, selon le catalogue technique de l’ADAC. Elle n’a pas d’intervalle de remplacement prévu, mais un bruit de cliquetis à froid doit être diagnostiqué.

Quelle année de Hyundai i20 éviter ?

Aucune année n’est à fuir, mais les i20 DCT-7 fabriquées entre mars 2023 et janvier 2024 et les i20 produites d’avril 2021 à décembre 2022 doivent avoir reçu leur rappel. Demandez la preuve au vendeur.

La Hyundai i20 hybride se recharge-t-elle ?

Non. L’hybridation légère en 48 V du 1.0 T-GDi se recharge seule au freinage et ne permet pas de rouler en électrique : elle assiste simplement le moteur essence.

Sources